Savoir que l’on va souffrir physiquement mais ne pas renoncer.
Savoir qu’à certains moments il n’y aura pas de douleur
Savoir qu’à d’autres elle semblera intolérable.
Bien se connaître pour distinguer l’illusion et la réalité
Pratiquer avec ses potentialités et ses limites
S’oublier dans cette pratique
Savoir que la pratique méditative est don total.
Craindre un contexte de compétition
Voir plutôt une saine émulation
Il n’y a pas de premier ni de dernier
Chacun pratique avec ses potentialités et ses limites
Le pratiquant n’a de compte à rendre qu’à soi-même
Ne pas comparer, ne pas se comparer
Etre centré sur la pratique en communauté
Résistance et peurs peuvent prendre la forme d’une douleur physique
Le savoir c’est lâcher l’obsession du contrôle
Nier la douleur c’est souffrir davantage
En être obsédé, c’est ne pas la supporter
L’observer avec curiosité dans son apparition et sa disparition.
Vous vous sentirez sans doute parfois
comme un lapin traqué qui ne peut sortir de sa tanière
et sa tanière est si petite comme un long couloir entre deux sons de cloche
Passer par l’anneau de la voie qui est posture
Un anneau qui devient tunnel dans une sesshin
Lâcher toutes les angoisses, Il n’y a pas d’autre endroit que le lieu où l’on pratique.
Souffrir pour brûler l’inutile et trouver ce qui fait sens,
Ce rapport profond à la respiration.
Les pensées passeront évidemment mais ne pas s’y attarder
Le buste droit, les yeux recueillis,
Les observer comme des objets qui prennent corps par l’attention qu’on y porte
Revenir constamment à la réalité du souffle qui entre et sort
Pousser sur les genoux en lotus ou en demi-lotus
Vous êtes stable, un rocher stable ancré dans le sol
Et poussant les nuages avec le haut de la tête, les épaules lâches,
Le ventre détendu par l’expiration profonde dans Dan tian.
Ne rien chercher, cultiver cette simplicité de l’abandon à la pratique
Les nuages se feront moins régulier et le ciel plus clair
Relâché mais solide,
Vous êtes Un avec le courant de pratique qui vous entoure.
Quelques jours avant j’ai peur
Mais je ne peux renoncer à cette expérience fondatrice.
Quand le cœur du Soi s’éveille,
Quand je lâche mon petit égoïsme
Pour participer à l’apaisement du monde
Qui démarre par mon nombril relâché. 
Paroles de sages